
À seulement 14 ans, Laurent Kurzmann devient l’un des plus jeunes animateurs radio de Belgique sur Radio Sud du réseau S.I.S, une aventure radiophonique qu’il poursuivra jusqu’à ses 25 ans. Curieux et passionné de musique, il parcourt alors inlassablement les disquaires à la recherche d’importations musicales rares et d’avant-premières.
Une anecdote marquante de cette époque est sa découverte inattendue de centaines de 45 tours promotionnels jetés dans les poubelles de RTL à Ville Louvigny, au Luxembourg. Surpris en pleine « fouille musicale » par un technicien, il est invité à visiter les studios de télévision. Cette rencontre fortuite lui ouvre les portes de RTL Production à Bertrange, où il croise des personnalités comme Valérie Sarn, des animateurs et des réalisateurs.
De fil en aiguille, Laurent participe à de nombreuses émissions et enregistrements, prêtant sa voix à des spots publicitaires et à des jingles radio. Cette expérience forge son savoir-faire dans la conception d’habillages d’antenne et de productions audio professionnelles.
Dans les années 1990, il se lance dans la composition musicale, mais se heurte aux refus des radios. Déterminé à se faire entendre, il fonde en 1993 Studio 2 Productions Belgique (ASBL), une agence de relations presse spécialisée dans la promotion de jeunes talents. Habilement, il utilise ce tremplin pour promouvoir son propre titre, « Gregorian Airline », un mélange de dance, techno et chants grégoriens.
Laurent se présente alors sous le pseudonyme d’Elm Street, une astuce qui fonctionne au-delà de ses espérances. Le titre est diffusé dans de nombreuses radios et discothèques. Son second morceau, « Welcome to the Dance Floor », remporte également un succès non négligeable.
L00K 2.0 se revendique comme un artiste de nouvelle génération, à la croisée de la création humaine et des technologies émergentes. Auteur-compositeur autodidacte, il écrit ses textes avec une plume engagée, souvent marquée par la révolte, la résilience ou la quête d’émotion brute. Chaque chanson est pour lui un acte de création totale, depuis l’écriture jusqu’à la mise en images.
Car L00K 2.0 ne se contente pas de composer : il réalise lui-même ses clips, façonne ses univers visuels, et contrôle chaque étape du processus artistique. Son indépendance est son moteur.
S’il fait appel à l’intelligence artificielle, ce n’est jamais pour déléguer l’essentiel. Il la considère comme un outil supplémentaire, une extension de ses idées, jamais une fin en soi. Refusant les fantasmes d’une IA « qui ferait tout à votre place », il affirme au contraire que la vraie création demande une vision, une sensibilité et une exigence que seule l’humain peut insuffler.
Qu’il s’agisse de montage, remix, remastering ou arrangement, l’IA vient enrichir le processus, mais ne remplace jamais l’inspiration. Pour L00K 2.0, la technologie n’a de valeur que si elle sert un propos, un message, une émotion.
